Quand on parle de contraception….

Quand on parle de contraception, on pense de suite à la pilule.

«90 % des françaises nées après 1930 ont ou prendront au moins une fois la pilule dans leur vie» écrit Sabrina DEBUSQUAT, journaliste spécialiste des questions de santé, auteur du livre : j’arrête la pilule !

Les récents scandales concernant les pilules de 3ème et 4ème génération, elles sont accusées d’être à l’origine d’AVC et sont soupçonnées de favoriser des embolies pulmonaires.

Vous comprenez pourquoi beaucoup de femmes s’interrogent sur les moyens de contraception à leur disposition.

La pilule est un progrès pour les femmes au goût amer.

Plusieurs symptômes peuvent apparaissent comme la fatigue chronique, anémie, diabète, cholestérol, allergies alimentaires, kyste aux ovaires, baisse de la libido etc. Rares sont les femmes qui ont été informées par ces effets indésirables de la pilule ou n’en ont pas fait l’expérience elles même. Beaucoup d’entre elles ne prennent pas conscience de l’ampleur de la situation.

Depuis les études dont celle de l’ANSM – Agence Nationale de Sécurité du Médicament – qui a démontré que les risques de thrombose étaient deux fois plus élevés pour les femmes prenant la pilule de 3ème et 4ème génération que celles prenant une pilule de 2ème génération.

Néanmoins, les pilules de 1ère et 2ème génération présentent elles-même d’autres risques. Les 90% des pilules sont «combinées», on y trouve des oestrogènes et de la progestérone synthétique imitant les hormones naturelles du cycle féminin.

«Au fil du temps, la dose d’oestrogènes a été limitée pour minimiser les effets indésirables. Mais les pilules ont toutes des effets indésirables» précise Sabrina DEBUSQUAT.

La 1ère génération provoquent des nausées, migraines tensions mammaires

La 3ème génération diminue l’acné et augmente les effets négatifs posant des problèmes sur le système cardio-vasculaire, mais augmente, aussi, les risques de thrombo-embolie.

La chercheuse britannique Ellen GRANT a travaillé sur le développement de la contraception orale en Grande Bretagne : «on croit qu’il suffit de changer les doses d’oestrogène et de progestatifs pour supprimer les effets secondaires sur le métabolisme or, ce sont simplement «des effets différents». Par ailleurs, le centre de pharmacovigilence de l’OMS vient d’alerter sur le fait que la contraception hormonale peut faire fluctuer le désir sexuel voire l’anéantir totalement.

La prise massive de la pilule contribue à un problème de santé publique : celui des perturbateurs endocriniens au même titre que d’autres résidus médicamenteux.

Ces résidus hormonaux passent dans les eaux usées via les urines et les matières fécales. Ils arrivent dans les rivières, les mers et au bout de la chaîne, l’alimentation et avec une forte probabilité dans l’eau du robinet.

«Au-delà des problèmes cardio-vasculaires, la prise continue et durable de la pilule entraîne des risques accrus de certains cancers» dit Sabrina DEBUSQUAT. qui s’est appuyée sur les études de l’INSERM pour avancer que les femmes nées après 1950 ont 2,5 fois plus de risques de développer un cancer du sein que celle nées en 1910 et n’ayant pas connu la pilule. .

L’ANSM recommande aux professionnels de santé que les pilules toutes confondues ne soient prescrites qu’en deuxième recours après le stérilet.

Le stérilet existe de 2 sortes : en cuivre ou hormonal (contient une hormone progestative). Il est le 2ème moyen contraceptif (22%) après la stérilisation (30%) et avant la pilule (14%)

En France, il est beaucoup moins utilisé. Sabrina DEBUSQUAT pointe du doigt une réalité : les médecins présentent que rarement le stérilet aux jeunes femmes et parfois sans raison médicale fondée au bénéfice de la pilule. En octobre 2014, l’Académie Américaine de pédiatrie mettait en avant l’efficacité du DIU – le nom du stérilet- par rapport à la pilule.

Toujours en France, depuis 2004, les autorités sanitaires recommandent l’utilisation du Dispositif Intra-Utérin ou stérilet depuis qu’il a été démontré qu’il n’y a pas plus de risques d’infections, de salpingites ou d’infertilité que chez les femmes ayant déjà eu des enfants. Les habitudes et les soupçons sont tenaces, alors que le DIU – Stérilet est «plus efficace et moins dangereux écrit Sabrina DEBUSQUAT, de nombreux médecins refusent toujours de la prescrire».

Le DIU en cuivre à l’avantage d’être naturel, à la différence hormonal dont le fonctionnement est semblable à celui de la pilule. Il dispose d’un réservoir qui contient une hormone le «levonorgestel» qui est une copie chimique de la progestérone.

Dans les deux cas, il n’empêche pas l’ovulation mais empêche la nidation de l’embryon. La présence du corps étranger génère une inflammation locale (stérilet en cuivre) ou une atrophie (stérilet à la progestérone).

Certains gynécologues n’étant pas favorables ni la pilules ni le stérilet recommandent tout simplement le préservatif expliquant que les hommes peuvent prendre leur part dans la contraception.

Quelques méthodes de contraception naturelles : aucune d’entre elles est efficace à 100 %

*Le calendrier, si la femme a un cycle régulier

*La glaire cervical

*La température

*Le préservatif masculin et féminin (diaphragme)

POUR MEMOIRE : Les ovaires ont d’autres fonctions que la conception d’un enfant. De plus, on estime que l’ovulation se produit 14 jours avant la date du 1er jour des règles, on sait également que les spermatozoïdes peuvent survivre pendant 5 jours en attendant l’ovulation et que l’ovule, lui, ne vit que 2 heures.

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